Mardi 2 Septembre : Arrivée à Indore après 22h de trajet
Trajet pénible pour aller jusqu’à Indore, de par sa longueur, son nombre d’escales et le peu de trucs à faire dans l’avion. Mais chanceux, puisque j’ai pu arriver à destination, et ce sans avoir à changer de vols pour cause de retard, par exemple !
Départ de Paris, au check in, l’agent me met sur le vol précédent … en retard. Arrivée à Francfort, l’aéroport est démentiellement grand et je réalise que si j’avais pris mon vol avec le même temps de retard, j’aurais loupé mon second vol.
Dans la zone d’embarquement à Francfort, quasiment que des indiens. Odeurs, Couleurs, Animation, mélange de vêtements traditionnels et modernes. C’est un avant goût qui s’offre à moi. Décollage en retard de l’avion, pas d’écran personnel dans l’avion et énorme déception : j’ai oublié mon dernier Beigbéder à Paris !! Du coup les 8 heures de vol paraissent un peu longues, malgré le Bailey et autres verres offerts sur le vol. Un écran est fixé en bout de rangée, je n’en vois que les 2/3, nous n’avons pas choix du film…
Arrivée à Bombay, je passe deux heures dans la zone de transfert qui ressemble à un parking mal entretenu, fuites et fils electriques dénudés qui pendent… Ils veulent m’inscrire sur mon vol suivant mais n’y parviennent pas… je dois ‘attendre’ 10 minutes … qui se transforment en 1h30 au final. Pour qu’ils me disent d’aller directement au terminal des vols domestiques. J’attends le bus 45 min, il est 4h du mat. C’est le pire bus que j’ai jamais vu tant il est en mauvais état. A 4h30 je fais mon check-in dans le terminal voulu, discute avec une étudiante américaine de harvard en partance pour une mission humanitaires dans le sud est, puis décolle pour Indore…
1h de vol, arrivée à Indore, l’hotesse nous baratine pendant 10 minutes dans un anglais approximatif. Personne ne sort de l’avion, excepté deux hommes. Au bout de 10 minutes, je me lève, descends de l’avion, et réalise qu’ Indore n’est qu’une escale et que l’avion continue sa route … Je traverse le tarmac seule, le soleil se lève, l’aéroport n’est pas plus grand que la gare de Fontainebleau, je récupère ma valise qu’on allait enlever de la belt puisque je ne sortais toujours pas de l’avion …
Je suis enfin en Inde, soleil de plomb. Premier trajet en taxi pour aller de l’aéroport à l’IIM (indian institute of Management), via la ville d’Indore. 20 minutes de taxi qui ont suivi ont compensé toute la pénibilité du voyage: j'ai vu plus de vaches qu'au comice agricole de sainte marie de gosse, des chiens, des phacochères … sur le bord de la route. C'est coloré, cabossé, animé... et effrayant en voiture. On m’explique qu’à Indore, il n’y a pas de code de la route.
Arrivée sur le campus, je rencontre des étudiants tous très accueillants, et David, le premier EM lien arrivé sur place. On fait le tour du campus, je découvre ma chambre dans le Girls’ hostel : petite, sombre, chaude et humide… et salle. Heureusement, la femme de ménage – qui fait toutes les chambres tous les matins – y remédie vite. On part dans l’après-midi à Indore, au centre commercial, l’endroit hype d’Indore… c’est tout dire. Mc Do, Pizza Hut, un cinéma et un supermarché…
Diner dans un restaurant pour quelques euros et retour à l’IIM avant la fatidique heure du couvre feu : 23h.
Ci dessous: l'entrée de l'IIM:
Le Girls' hostel:

L'intérieur du Girls'hostel ... j'ai la chambre 118, meublée d'un lit, un bureau, une armoire, 2 chaises et un ventilo... la moustiquaire a été mangée par les écureuils (les ridaux aussi) très nombreux sur le campus.
On a un terrain de sport au milieu (badminton), des salles de bain et sanitaires communs, une salle de repos avec jeu de flechette, télé et un vélo d'appartement... des machines à laver et une piece pour étendre le linge. Seules les filles ont le droit de rentrer dans le girls'hostel !
Mellie